A l’aveugle

Un fap sélectionné par TomDeSou

Ce récit a gagné le concours d’histoires érotiques organisé par Le Tag Parfait et Chuchote-moi dans la catégorie Tinder. Si vous voulez nous proposer vos récits, n’hésitez pas à nous contacter par mail : [email protected]

Déjà dans le train qui me rapproche de toi, l’excitation est à son comble. Jamais un rendez-vous Tinder ne m’avait paru aussi excitant. Après de longs et inspirants mots échangés, nous avions décidé de tout planifier : je viendrai chez toi, tu m’attendras dans la pénombre, et nous ferons connaissance sans parler. L’idée nous était venue comme ça, par défi, ou par envie de ne pas gâcher nos jolis fantasmes écrits par des banalités ou par la gêne d’un premier verre. Tes photos de profil étaient très discrètes, les miennes également. Nous étions partis pour un rendez-vous à l’aveugle. Un vrai.

Quand je sonne à ton interphone, mon cœur bat à tout rompre. Je tente de monter les escaliers doucement, en silence. Savourant aussi lentement que possible chaque dernier mètre qui me sépare encore de ta porte, que j’aperçois à peine entrouverte au bout du couloir. Je m’arrête devant un instant, et fini par me décider à la pousser discrètement. Tu es juste derrière. Je te sens, debout devant moi, dans le noir, silencieuse, toi aussi. Tu m’attendais presque nue, en culotte, exactement comme tu l’avais promis. Exactement comme je me l’étais imaginé. Je pose une main sur ta hanche. Je parcours poliment du bout des doigts ton corps qui frissonne à mon passage. Tu n’oses pas bouger, alors je m’avance tout contre toi. Je sens ton souffle court, et je me dis que tu dois sentir le mien également. Je pose un instant ma tête contre la tienne, et attrapant doucement l’arrière de ton cou, t’embrasse d’un long baiser humide.

Je resserre mon étreinte contre toi, et décide de te réchauffer en laissant mes baisers se perdre dans le creux de ton cou. Et emballé par tes premiers soupirs, je découvre tes durs petits seins en les pressant contre mes lèvres. Je te sens sensible à mes moindres mouvements de langue, et j’en profite, en glissant déjà ma main le long de ta culotte que je découvre très humide. Sans arrêter de te dévorer, je ne résiste pas à te la retirer, et m’agenouille devant toi. Je n’ai même pas encore pris le temps d’enlever mon manteau, que déjà ma bouche s’est frayé un chemin entre tes cuisses. Je sens tes jambes fléchir discrètement au contact de mes lèvres. Je t’embrasse doucement. Je prends le temps de sentir mon souffle chaud rebondir contre ta peau, puis d’un geste lent, j’attrape tes fesses pour faire mes baisers plus profonds en toi. Et tandis que tes mains glissent dans les boucles de mes cheveux, m’invitant à continuer, je me régale de tes moindres petits mouvements de hanche.

Je me redresse, plus excité que jamais, prêt à te dévorer encore. Mais tu m’arrêtes, et cette fois-ci, c’est toi qui me déshabille presque d’un seul coup. Tu serres mon corps contre le tien, et t’amuse à glisser légèrement les doigts contre la forme tendue de mon boxer, attentive à mon souffle de plus en plus nerveux au fur et à mesure que tu t’y attardes. Tu y plonges enfin la main, m’attrapant doucement du bout des doigts. Ton visage dans le creux de mon épaule, je te sens sourire au contact de mon bout. Il est déjà durci de désir, mais tu prends le temps de le toucher pour le découvrir, dans un délicieux mouvement de vas et viens. Tu resserres discrètement tes caresses autour de lui en m’embrassant, et c’est le déclic. Je deviens fou. Sans quitter ma bouche de la tienne, je t’accompagne sur le sol, sur des matelas que tu avais éparpillés dans la pénombre pour l’occasion. Je te sens plus à fleur de peau que jamais. Je t’allonge sur le dos, pendant que tes ongles tremblants s’agrippent à mes épaules pour m’attirer entre tes cuisses. Mais me jouant de ton piège terriblement excitant, je colle mon visage au tien, et m’amuse à glisser mes doigts en toi, qui rentrent sans le moindre effort. Nourrissant mes caresses du moindre de tes soupirs, je raidis mon bras pour aller et venir plus intensément. Tu me serres de plus en plus fort, et comme pour me supplier de te prendre, trouves la force de te redresser pour me mordre furtivement l’oreille. Je craque. J’attrape mon membre raide d’envie et plonge tout entier en toi, te libérant d’un désir furieux par de longs et profonds coups de hanches. Et alors que j’enfouis mes rugissements dans le creux de ton cou, je te sens défaillir un peu plus à chacun de mes mouvements. Je me régale de tes cris de plus en plus emballés, réalisant à peine qu’après un ultime battement, ton corps entier s’est déjà mis à trembler. Tu me freines doucement d’un geste, reprenant à peine ton souffle. Je me retire doucement en t’embrassant, te gardant bien serrée tout contre moi pendant que tu t’apaises.

Après un bel instant suspendu, tu me fais doucement glisser sur le dos pour monter sur moi. Tu attrapes ma queue encore chaude pour jouer avec. Je me fais tout petit également, te laisse t’amuser sans rien dire. En la sentant grossir à nouveau entre tes doigts, tu la colles contre ton ventre. Tu la fais glisser entre tes doigts, la caresse doucement. Puis tu fais mine une seconde de la faire entrer en toi, avant de préférer la faire glisser contre ta fente brûlante, sans jamais vraiment la laisser disparaître. Je t’entends rire à l’un de mes soupirs. C’est toi qui joue avec moi désormais. Enfin, tu te décides à me chevaucher. Tes légers mouvements de bassin achèvent de me durcir complètement en toi, et te laissant partir, tu me glisses l’un de tes doigts dans la bouche. Je te sens t’évader de plus en plus. Le temps d’une seconde, je me demande comment le corps fébrile que j’ai d’abord embrassé a pu se transformer à ce point. L’excitation me rattrape, et les pensées disparaissent. Je ne pense plus. J’attrape tes hanches, puis d’une main ta tête, que je rapproche contre la mienne. Le goût de ton baiser me fait soulever le bassin pour t’atteindre plus profonde encore, je te sens fondre à chaque fois que je m’enfonce un peu plus. Je caresse tes seins, plus durs que jamais, et ne résiste pas à me redresser pour les embrasser, eux aussi. Je te sens déjà sur le point de craquer. Je tire tes cheveux en arrière, te mords le cou, ne sachant même plus distinguer mes gémissements des tiens. D’un même mouvement, je me laisse retomber en arrière pour mieux te prendre en main. Mes gestes s’accélèrent sans que je sois capable de les contrôler encore. Je te sens hurler de désir pendant que mes hanches claquent contre tes fesses. Plus rien n’existe. Juste la chaleur de ton corps humide autour de mon membre prêt à exploser. Je te sens venir aussi. A l’instant où tu t’apprêtes à t’abandonner, j’attrape ton visage pour le coller au mien. Mes derniers coups de hanche te font craquer. Je m’enfonce une dernière fois en soulevant les fesses et me régale de ton hurlement pendant que tu jouis bien serrée tout contre moi. Et alors que ton corps tremble encore, dans une dernière vigueur coquine, ce sont tes simples petits mouvements de bassin qui ont raison de mon contrôle. Comme si tu voulais prolonger notre plaisir de quelques secondes, tu me caresses les parties pour m’achever, pendant que je me répands en toi.

Un autre instant suspendu. Plus long celui-ci. Le temps s’est arrêté. Je te tiens dans mes bras. Calmée, tu te redresses pour m’embrasser. Pour la première fois, malgré la pénombre, j’aperçois enfin ton doux visage. On se regarde un instant, on se salue, et on se sourit tous les deux, avant que tu te blottisses à nouveau dans le creux de mon épaule, silencieuse.

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