Un rêve…

Un fap sélectionné par Hannah Stazya

Ce récit a gagné le concours d’histoires érotiques organisé par Le Tag Parfait et Chuchote-moi dans la catégorie Air b’n’b. Si vous voulez nous proposer vos récits, n’hésitez pas à nous contacter par mail : [email protected]

Minuit déjà, je n’avais pas vu l’heure passer. Epuisée, les yeux complètement troubles d’avoir parcouru tant d’annonces, lu tant d’âneries et pris connaissance de toute la bêtise humaine regroupée dans quelques lignes qui défilent, je m’apprêtais à fermer mon portable lorsqu’un dernier bip retentit. Ce bip, que je reconnaissais à sa tonalité particulière, me fit consulter mes e-mails par curiosité. Ce devait être encore de la publicité, mais qu’à cela ne tienne, ma curiosité me fit oublier quelques secondes ma fatigue. Cet e-mail, qui aurait pu se noyer dans la masse des courriers à la fois administratifs, commerciaux et d’information, de Twitter à Vous avez encore gagné 100 millions d’euros, provenait d’Airbnb.

Quelques jours plus tôt, j’avais discuté avec une amie qui m’avait parlé des belles opportunités de vacances en passant par ce site. Un appartement au cœur d’une ville étrangère, des tarifs moins élevés et l’impression d’être chez soi. Intriguée, j’avais consulté les annonces pour mes prochaines vacances et j’attendais avec une hâte certaine des réponses à ma quête. L’e-mail fournissait l’identité du propriétaire d’un des biens qui m’avaient plu immédiatement, un certain Philippe Rittle. Intriguée, je l’aurais sans doute appelé mais l’heure tardive m’en dissuada. Il valait mieux se coucher et l’appeler demain matin à la première heure.

Une fois plongée dans mon lit, à la recherche du sommeil perdu, je me surpris à penser à l’auteur de cet e-mail. A la fin de sa correspondance, figuraient son numéro de téléphone et une petite photo de lui. Cette dernière laissait transparaitre un mélange de douceur et de fermeté qui me troublaient sans que je ne sache pourquoi. Les yeux fermés et l’imagination débordante, il ne fallut pas grand-chose pour que je m’endorme et me laisse bercer dans les méandres de mes fantasmes…

———

Après cette sensation de chute vertigineuse que l’on a bien souvent en état d’endormissement, je me trouvais aussitôt dans l’appartement que je convoitais pour mes vacances. Seule, perdue, je m’avançais timidement dans ce qui semblait être le salon. La décoration à la fois épurée et chaleureuse me rassurait. Au milieu de la pièce, se trouvait une cheminée reliée au plafond par une immense colonne en pierre. Je me serais bien laisser bercer par le crépitement de ces flammes aux teintes chatoyantes, si mon téléphone n’avait pas sonné à ce moment-là. Un appel en Facetime d’un numéro que je ne connaissais pas retentit, cassant le calme de la pièce. Machinalement, je pris l’appel et vis ce visage, son visage, celui de Philippe, l’homme au regard doucement ferme et fermement doux. Son « bonjour » m’électrisa, me donnant une sensation de chute encore plus vertigineuse.

——–

Je me trouve dans une pièce sombre, m’obligeant à marcher à tâtons.

– Suis ma voix pour me retrouver…

La voix indéniablement mâle, qui avait tonné dans le silence de la pièce, était celle de Philippe, je le sentais, je le savais, c’était comme inexplicable, mais telle une automate, je me dirigeais vers lui sans le savoir. Je distinguais à peine sa silhouette dans la pénombre, simplement éclairée par la lune qui se reflétait dans la vitre de ce que je devinais être une chambre. Tout près de lui, je sentis son souffle sur mon cou, tandis que, du bout des doigts, il parcourait mon corps frissonnant. Il guida ma main pour me faire allonger sur le lit, puis s’agenouilla.

Je ne voyais quasiment rien, mais le moindre de ses gestes alternait frissons et impulsions électriques. Les mains de mon inconnu couraient sur mes jambes, descendaient jusqu’à mes chevilles et remontaient jusqu’à la limite de ma jupe. Plus intrusif, il s’insinua sous ma jupe pour retirer mon string, lentement, délicatement, comme pour me faire bouillir davantage. Il n’était pas nécessaire de se voir pour qu’il devine mes envies et que je sente les siennes. En remontant, il déboutonna mon chemisier, sans l’enlever, puis effleura le contour de ma poitrine qui réagit aussitôt. Il me prit les bras pour les placer au-dessus de ma tête et les attacha avec un foulard. Tous ses gestes étaient à la fois doux et fermes, aucune brutalité ne venait entacher ce moment divin. Une fois attachée, la silhouette de mon inconnu s’absenta, me laissant seule, assoiffée et apeurée. Les secondes défilaient, ma hâte fit place à l’inquiétant silence qui hurlait dans ma tête. Les idées s’écoulaient comme le temps, je me demandais ce qu’il me réservait, je me demandais ce que je faisais là, je me demandais si je rêvais ou si c’était bien réel, mais aucune réponse ne venait à toutes ces questions. Puis j’entendis enfin du bruit, mais mon inconnu n’était plus seul, il était accompagné d’une autre personne. Il faisait trop sombre pour que je sache de qui il s’agissait, mais son parfum était indéniablement celui d’une femme.

Surprise et gênée, je tentais de me relever, mais mon bel inconnu, d’une simple caresse sur la joue m’en dissuada, comme pour me rassurer. Ses doigts continuaient leur chemin sur les courbes de mon corps, tandis que l’illustre inconnue vint poser ses mains sur mes cuisses, me faisant automatiquement sursauter. Puis, étrangement, les deux douceurs conjuguées, la douceur rugueuse de mon inconnu, d’un côté, et celle plus satinée de mon autre inconnue, de l’autre, eurent raison de moi. Je ne savais plus qui était qui, je ne savais même plus qui j’étais, je me laissais simplement transporter par cette douce sensation qui chauffait mon corps et qui me fit sentir de nouveau cette chute vertigineuse.

—–

Prenant en bouche son instrument de plaisir, je le sentais grossir à vue d’œil. Toujours allongée, attachée, les jambes écartées, j’étais devenue leur toy. Elle s’occupait divinement de mon antre, jouant de ses doigts et de sa bouche et j’en faisais de même avec mon inconnu, placé juste au-dessus de moi. Il me caressait les cheveux, elle me caressait les cuisses, je me sentais toute petite, mais incroyablement bien. Elle accélérait le rythme de ses assauts, il devenait plus bestial, tout devenait encore plus intense, à trois, nous ne formions qu’un même et seul instrument de plaisir.

L’homme dont je ne me rappelais que du prénom bougea, manifestant son désir de changer de position. Machinalement, sa complice se leva comme si elle savait déjà ce qu’il en était. Délicatement, il me guida pour que je change à mon tour de position. A quatre pattes, aussi cambrée que possible, mon excitation était aussi forte que les battements de mon cœur. Derrière moi, il plaça ses mains sur mes hanches de manière ferme et douce. Ses gestes étaient méthodiques, comme soigneusement calculés. L’inconnue, quant à elle, vint face à moi, tandis qu’il me caressait les fesses avant de s’immiscer en moi. Son intrusion, à la fois animale et méticuleuse, sa progression pour m’emplir millimètre après millimètre, comblait mon antre gourmand. Les va et vient se voulaient sadiquement lents. Pendant ce temps, mon inconnue n’avait pas perdu le sien, alternant les caresses tactiles avec caresses buccales. Elle semblait particulièrement apprécier mes seins lourds et chauds sur lesquels elle s’attardait pour décupler mon plaisir. Une claque sur les fesses vint me faire tressaillir de la part de mon assaillant qui s’en donnait à présent à cœur joie, appuyant son intrusion de ses mains sur mes hanches. Tout tournait tant autour de moi que j’en avais le vertige, la langue magique de cette femme, le sexe brûlant de cet homme, les doigts qui se mélangeaient, la force des assauts, les rythmes différents. La tête me tournait, l’envie montait, la faim se creusait, comme une envie de hurler, comme une envie de jouissance, comme une envie que cela dure des heures. Dans le noir, face à mes inconnus, je n’avais plus aucun repère, je me laissais aller et je profitais de ces instants d’une sensualité érotique forte. Oui, j’étais leur jouet, mes antres offerts aux plaisirs fantasques de cet homme, mes courbes soumises aux plaisirs de cette femme et, le pire, c’est que j’appréciais chaque seconde qui s’écoulait jusqu’au moment de l’orgasme qui me vola quelques gémissements aussi intenses que profonds.

Puis, il se retira. Elle me prit par la main pour me guider, toutes les deux agenouillées face à lui, la bouche ouverte et attendant notre dû. Il plaça d’abord son sexe dans sa bouche, puis dans la mienne, alternant assauts profonds et assauts furtifs, alternant la vitesse de ses caresses pour un sexe sur le point d’exploser de plaisir et dans nos bouches. Il empoigna nos deux chevelures comme si nous étions deux poupées de chiffon, nos deux langues sur son sexe se combinaient si bien qu’il ne put étouffer quelques gémissements courts et rauques. C’était le moment de sa jouissance qui rejaillit immédiatement sur nos deux visages rapprochés. Je me délectais de ce nectar dont quelques gouttes s’étaient insinuées dans ma bouche. Il en profita pour l’envahir de nouveau, dans quelques va et vient lents pour recueillir les dernières traces de son plaisir.

Puis, essoufflé, il se retira, le silence envahit de nouveau la pièce et les battements de mon cœur ralentissaient. Je fermais les yeux quelques instants et sentis de nouveau ce vertige qui réussit à m’entraîner dans un tourbillon d’images de ce qui venait de se passer.

Dans cette chute vertigineuse, j’ouvris les yeux en sursaut. Le décor avait changé, la chambre sombre et ses assaillants n’étaient plus là. J’étais, de nouveau, dans mon lit, la lumière était encore allumée et il faisait déjà jour dehors.

Déjà 7 heures du matin. Ce n’était qu’un rêve, un rêve si réel que je sentais encore la chaleur de leurs caresses et de leurs intrusions. J’en avais oublié toutes ces annonces lues sur des sites de rencontre, des annonces qui me paraissaient si fades désormais après ce que j’avais vécu dans mes frasques nocturnes. Je regardais mon téléphone sur lequel un appel en absence était noté, un certain Philippe Rittle qui avait tenté de me joindre sur Facetime…

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